Vous payez depuis six mois. Vous recevez un rapport. Vous ne savez toujours pas si quelque chose a été fait. La réponse est : vous pouvez le vérifier vous-même, sans outil payant et sans compétence technique, en une demi-heure. Une prestation SEO laisse des traces publiques comme des pages modifiées, des URLs nouvelles, des liens créés, des chiffres dans la Search Console. Si le travail existe, il est visible. S’il n’est visible nulle part, c’est un résultat en soi.
Voici les huit contrôles, dans l’ordre où je les fais quand une entreprise me demande un second avis.
Avant de commencer : pourquoi le rapport mensuel ne prouve rien
Un rapport SEO est un document produit par la personne que vous évaluez. Il choisit ses métriques, sa période de comparaison et son cadrage. Trois techniques reviennent systématiquement : comparer à un mois creux plutôt qu’à l’année précédente, mettre en avant les impressions plutôt que les clics, et présenter des positions moyennes sur des requêtes de marque que vous auriez gagnées de toute façon.
Rien de tout cela n’est du mensonge. C’est de la mise en scène. Les huit vérifications ci-dessous contournent la mise en scène parce qu’elles s’appuient sur des sources que votre prestataire ne contrôle pas.
Munissez-vous d’un accès propriétaire à votre Google Search Console. Si vous ne l’avez pas, notez-le : c’est déjà le premier signal.
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Les 8 vérifications
1. Le décompte des pages indexées. Tapez site:votredomaine.com dans Google. Comparez le nombre affiché au nombre de pages que vous pensez avoir. Un écart massif dans un sens comme dans l’autre signale un problème d’indexation jamais traité.
2. Les clics, pas les positions. Search Console, onglet Performances. Comparez les 3 derniers mois à la même période l’an dernier. Regardez les clics et uniquement les clics. Les impressions montent toutes seules quand Google élargit l’affichage. Les clics, non.
3. La courbe des pages exclues. Search Console, onglet Indexation des pages. Si le volume de pages non indexées grimpe mois après mois sans que personne ne vous en parle, personne ne regarde ce rapport.
4. La date de dernière modification de vos pages. Ouvrez cinq pages stratégiques. Dans WordPress, la date de modification est dans la liste des pages. Sinon, passez l’URL dans la Wayback Machine et comparez deux captures espacées de six mois. Un SEO actif modifie des titres, des balises, des contenus. Si rien n’a bougé depuis la signature, rien n’a été fait.
5. L’inventaire des URLs créées. Listez les pages et articles publiés depuis six mois. Pas les brouillons, pas les idées, les URLs en ligne. Divisez par six. Vous obtenez le rythme réel de production, à comparer à ce que vous payez.
6. Les domaines référents récents. Search Console, onglet Liens, puis « Sites qui établissent le plus de liens ». Vous ne verrez pas les dates, mais vous verrez les noms. Reconnaissez-vous des sites qui n’existaient pas dans votre écosystème il y a un an ? Si la liste ne contient que vos réseaux sociaux et votre annuaire de chambre de commerce, aucun travail d’autorité n’a été engagé.
7. Le recoupement rapport contre Search Console. Prenez trois chiffres du dernier rapport. Retrouvez-les dans la Search Console sur la même période. Un écart de quelques pourcents est normal, les outils tiers échantillonnent. Un écart de facteur deux ne l’est pas.
8. La question qui tranche. Écrivez à votre référenceur seo : « Quelle est la prochaine action prévue, pourquoi celle-là avant les autres, et qu’est-ce qui me montrera qu’elle a marché ? » Une réponse précise en 48 heures vaut tous les rapports du monde. Une réponse vague, ou une réponse qui parle de tendances du marché, vous dit ce que vous vouliez savoir.
Comment lire le résultat ?
Comptez vos signaux négatifs.
Zéro à deux. Situation normale. Le SEO est lent, les six premiers mois produisent souvent peu de chiffres visibles alors que le travail de fond est réel. Demandez un point sur les priorités et laissez travailler.
Trois à quatre. Il y a un problème d’alignement, pas forcément de compétence. Le plus souvent, le budget part sur des actions qui ne sont pas prioritaires pour votre activité. Cela se corrige en réunion, avec une redéfinition écrite des priorités et des livrables attendus chaque mois.
Cinq et plus. Vous financez une prestation qui ne se matérialise pas. Avant toute décision, récupérez vos accès administrateurs : Search Console, Analytics, back-office, hébergement, registrar. C’est le point de friction numéro un des ruptures de contrat, et il se règle beaucoup plus facilement avant l’annonce qu’après.
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Ce que ce diagnostic ne vous dit pas
Il ne mesure pas la qualité stratégique. Un prestataire peut publier beaucoup et se tromper de cible. Un autre peut ne rien publier pendant trois mois parce qu’il reconstruit une architecture, et avoir parfaitement raison.
Ces huit points mesurent une seule chose : l’existence du travail. C’est la question qu’il faut trancher en premier, parce que tant qu’on ne l’a pas tranchée, discuter de stratégie n’a aucun sens.
Si votre diagnostic penche du mauvais côté, la suite logique n’est pas de changer de prestataire dans l’urgence. C’est de reformuler votre besoin, puis de choisir sur des critères vérifiables. J’ai détaillé cette méthode dans comment choisir votre consultant SEO/GEO, et les ordres de grandeur budgétaires dans tarif SEO : prix, budget mensuel et ROI.

Vous avez coché plus de quatre signaux ? Envoyez-moi votre dernier rapport et vos accès en lecture. Je vous dis en une heure ce qui a été fait, ce qui manque et ce qui devrait passer en priorité. Découvrez mes services ou écrivez-moi directement sur WhatsApp.